26 - DÉCEMBRE 2016

La vie paisible d une famille

balayée par l annonce d une

terrible maladie.

En avril 2007, une bombe tombe sur la tête des membres de la famille CABON, Alexane est hospitalisée d urgence au CHU de Nantes, car un cancer ab- dominal vient d être diagnostiqué, le plus redoutable chez l enfant, un neu- roblastome. Son papa en déplacement à Evreux doit rentrer en urgence. Elle est donc prise en charge en chimio- thérapie, puis radiothérapie, et deux interventions chirurgicales qui libèrent son abdomen de cette satanée tu- meur. Alexane a deux ans et demi à ce moment là. Après un traitement de quelques mois, tout semble bien aller, la fillette peut entrer à l école mater- nelle. La vie reprend son cours. Puis Rodolphe, le père de famille est affecté à Saint-Nazaire où il se trouve toujours.

Première récidive et

début du cauchemar.

Cette vie paisible à laquelle aspire tout un chacun va, hélas, être de courte du- rée car une première rechute survient en octobre 2008. Alexane est ré-hospi- talisée, son état, cette fois, est critique. Rodolphe est en déplacement dans le

sud de la France. Ma-No sa maman qui a arrêté de travailler par obligation, décide de tout assumer avec l aide de Marie et Jean-Louis ses beaux-parents et celle de sa propre maman. L hiver 2008/2009 a été un vrai cauchemar. En effet, Alexane a dû être hospitalisée en soins intensifs à plusieurs reprises car, les médecins avaient décidé d at- taquer la tumeur avec une chimiothéra- pie lourde, alors que la fillette avait une bronchiolite qui la fatiguait déjà énor- mément avant le début du traitement.

Cela a eu un effet désastreux sur son état général. Les médecins ont dû arrê- ter le protocole de traitement en cours qui à terme aurait fini par tuer Alexane. Ils devaient en trouver un autre, et vite. La petite fille a pu commencer, à ce mo- ment là, un nouveau traitement venant juste d être autorisé après les phases

de validation, grâce à l in- tervention d un médecin qui officiait entre l Institut Curie de Paris et l hôpital de Nantes. Elle s en sort une fois de plus, après traitement de chimio à nouveau pendant quelques mois. C est une petite-fille combative, qui ne se plaint jamais et qui fait preuve d une maturité incroyable, si bien qu elle arrive à suivre une scolarité à peu près normale tout en ayant de très bonnes notes.

Seconde récidive,

le cauchemar continue

Un petit retour en arrière, juste pour vous dire que Rodolphe et Marie-Noëlle venaient juste de faire construire une maison qui a été achevée en janvier 2007 soit quelques mois avant d avoir connaissance de la maladie d Alexane.

C est donc une charge supplémentaire pour eux car il faut payer le crédit et les charges de cette maison, mais heureusement qu ils ont cette maison pour pouvoir s évader de cette prison qu est la maladie. Nous voici en 2011, Rodolphe et sa famille n ont jamais pu partir en vacances soit parce que la petite était hospitalisée ou en chimio, radiothérapie, tomothérapie et autres soins ou tout simplement car avec un seul salaire et les frais entraînés par la maladie d Alexane, ils ne peuvent se permettre de s offrir des vacances. Aussi pour mettre du beurre dans les épinards, car n ayant que son seul sa- laire, Rodolphe se porte volontaire pour une mission à l étranger et part seul en octobre 2011 en Afghanistan pour une mission de 6 mois. Pas de chance, Alexane rechute pour la seconde fois, c est la catastrophe. Ma-No décide, une fois de plus, de tout assumer seule, sans son mari, et elle s en sort très bien. Nouvelle opération pour Alexane, de nouveaux traitements, nouvelle chimio, tout cela va durer quelques mois, jusqu en novembre 2012. Les grands-parents paternels d Alexane ont d ailleurs apporté leur contribution à diverses reprises, et pour permettre à Marie-Noëlle de travailler sur de très courtes périodes en remplacement pendant les vacances scolaires. Ils se relayaient avec la maman de leur belle- fille pour suivre Alexane et l accompa- gner en chimio, ou autres soins.