12 - DÉCEMBRE 2016

Remise des bénéfices à la DGGN Au final, le projet de Nicolas a permis de réunir la somme de 3 350 euros. Que de fierté pour lui ! Il comptait organiser une petite cérémonie pour remettre ce chèque symbolique à Michel SCAT à la caserne de TREVOUX à l issue de laquelle les convives auraient pu déguster quelques petits gâteaux qu il aurait ache- tés. Mais c était sans compter sur la reconnaissance du Président pour qui, le geste de l Adjudant VIGNE- RON devait avoir une répercussion plus grande. Il lui propose d organiser cette cérémonie de remise de chèque à la Direction Générale de la Gendarmerie Na- tionale à PARIS, présidé par le Général MAZY. Que de fierté pour Nicolas ! Et quelle remise ! Le 9 décembre 2015 accompagné de son comman- dant de compagnie et de Monsieur COMTE, l Adjudant Nicolas VIGNERON se présente devant ce bâtiment si symbolique pour un gendarme. Il est accueilli comme un champion par une quarantaine de personnes travail- lant à la DGGN. Tous le félicitent. Le Général Philippe MAZY ainsi que Michel SCAT le remercient pour d avoir tenté cette épreuve très difficile et d avoir mené à bien son projet de recueillir des fonds pour l association «Gendarmes de Cœur». Nicolas est ému et c est à ce moment là qu il comprend que, bien que n ayant pas été au bout de la course, son projet avait été réalisé. Récupérer de l argent pour des enfants malades afin de leur redonner le sourire malgré leurs difficultés.

ARTICLE Adjudant Nicolas VIGNERON

Le message personnel de l'Adjudant VIGNERON

«Comme me le dit souvent, Sylvie, mon épouse, chaque action doit se terminer par un bilan. Pour ma part, il est assez positif. J ai consacré mon temps et ma force pour venir au bout de mon pro- jet. Durant la mise en œuvre de cette action et face à des imprévus personnels, j ai surtout compris que la vie est courte et qu un simple accident peut avoir de lourdes conséquences.

Je n ai pas été au bout de ma course, mais ce n est que partie remise. L association a été créée en 2005 pour venir en aide aux familles de gen- darmes, mais très peu d entre eux ont contribué à mon entreprise. Il aura fallu la gentillesse de personnes extérieures à l institution pour récolter cet argent. Je pense, peut-être à tort, que chaque gendarme aurait pu financièrement donner un

peu. Deux euros par gendarme sur une compagnie de gendarmerie comme la mienne, ça représente presque 400 euros. Il faut tout de même rappeler que ces fonds se destinent à nos collègues et à leurs enfants qui sont confrontés à la maladie.

Si je devais leur adresser un seul message, ça se- rait celui-ci : « La gendarmerie est une grande famille. Pour la plupart, nous passons plus de temps avec nos collègues qu avec notre propre fa- mille. N attendons pas d être en difficulté pour

nous rapprocher de cette association ».

J espère deux choses, que mon projet aura permis de faire connaître un peu mieux cette association et qu il servira d exemple pour d autres projets sportifs et solidaires.

Pour finir, je voulais remercier l ensemble des

personnes qui ont cru en moi. Ma famille, mes collègues, les sapeurs-pompiers de TREVOUX, les responsables de sociétés qui m ont soutenu, les collectivités, les commerces de proximité mais surtout Michel SCAT qui peut être fier du travail

qu il accomplit chaque jour pour les Gendarmes.