Une césarienne pratiquée dans l urgence

Maud subit une césarienne et les jeunes parents découvrent un petit gar- çon de 1,5 Kg. On leur annonce alors qu il y avait un problème de circulation sanguine au niveau du placenta, que le bébé avait un retard de croissance et qu il fallait le sortir rapidement. Placé en réanimation pendant deux jours, Hugo passe au service de soins intensifs de l hôpital de POISSY pour y rester une semaine. Ensuite il est trans- féré dans le service de néonatalogie de l hôpital de Dreux d où il pourra sortir deux mois plus tard. Maud, infirmière puéricultrice, travaille dans ce même service.

Une échographie transfontanellaire a révélé des lésions cérébrales

Durant ce séjour en néonatologie, plu- sieurs examens sont effectués. Un ven- dredi soir, 18H30, le médecin-chef vient dans la chambre d Hugo et l annonce tombe comme un couperet. Il informe les jeunes parents que leur fils, Hugo, a eu une hémorragie cérébrale in-utéro et qu une échographie transfontanel- laire a révélé des lésions cérébrales. Puis il quitte le service. C est le coup de massue ! Maud et Frédéric ont des dizaines de questions à poser, mais ne trouvent personne pour y répondre. Ils tentent de digérer l information qu on vient de leur jeter à la figure, mais leur but immédiat est qu Hugo aille mieux et qu il puisse sortir avec eux.

De nombreux problèmes apparaissent

Hugo a atteint son poids de sortie de néonatalogie. Il peut enfin quitter le service. Ses parents prennent attache avec plusieurs neuropédiatres des hô- pitaux de PARIS mais aucun d entre eux ne peut se prononcer sur l évolution de leur enfant, ils la découvriront au fil du temps. Un dépistage ophtalmique est réalisé. A la réception des résultats, Maud et Frédéric sont dirigés vers l hôpital Nec- ker à Paris où Hugo est diagnostiqué

malvoyant. Dès sa sortie du service de néonatalogie, Hugo a des difficultés à manger, sa courbe de prise de poids n est pas bonne et il dort très peu. Il a un reflux gastro-œsophagien important et n arrive pas à téter. Comme tous les parents, Maud et Frédéric testent tous les laits du marché sans résultat. Ils doivent lui donner son lait à la cuillère. Les problèmes durent encore même si on note une grande amélioration.

Nouvelle affectation, nouveaux soucis

En 2008, Frédéric passe en Gendar- merie départementale et malgré des comptes rendus et des rendez-vous avec l assistante sociale, il n est pas entendu sur ses choix. C est grâce au Commandant de son Escadron qui monte au créneau que Frédéric pourra bénéficier d une affectation géographi- quement proche de structures adap- tées au handicap d Hugo. Ils arrivent à NANTES dans un appar- tement au 6ème étage sans accès han- dicapé. Frédéric annonce rapidement aux Affaires Immobilières qu ils ne pourront pas vivre longtemps dans ces conditions. Ils lui répondent : nous préférons nous garder les autres ap- partements sous le coude au cas où . Dans l attente d un autre appartement le père de famille accepte de prendre celui que les A.I. lui ont attribué.

Un parcours de soins se met en place

Hugo peut ainsi intégrer le Centre d Ac- tion Médico-Sociale Précoce à Saint-Sé- bastien. Toutes les semaines il se rend chez un psychomotricien, un kiné, un orthoptiste et dans un atelier éduca- tif-sensoriel. Ses parents lui trouvent même une place en crèche. Le petit garçon commence sa scolari- té en alternance avec la crèche dans une école où le couple trouve des en-

110 - DÉCEMBRE 2016