Stéphane réalise un rêve, il intègre en 2003

l école des Sous-Officiers de CHAUMONT et fini

par rejoindre l escadron de Gendarmerie Mobile

de MIRANDE dans le Gers pour 5 années.

Il obtient son changement de subdivision d arme

fin 2008 et déménage en Corrèze pour servir au

sein du PSIG d Egletons.

Au fil des années, tombant amoureux de la région,

ils décident avec son épouse d accéder

à la propriété et d agrandir la famille.

C est ainsi que le 9 juillet 2014 nait Eléa. Mais

quelques semaines plus tard le 24 juillet tout

bascule, le médecin leur annonce que leur enfant

est atteint de trisomie 21.

UNE GROSSESSE COMPLIQUÉE

Caroline a eu une grossesse un peu compliquée. Arrêtée à dix-huit semaines d aménorrhée et alitée jusqu à la fin de sa grossesse. Elle avait de la tension, un placenta qui se dégradait trop vite, un début de phlébite ainsi qu une allergie aux anticoagulants.

La future maman passe chaque examen de grossesse et même plus car elle est surmédicalisée et passe une échogra- phie par semaine. Tout est en ordre, l enfant à naître est en excellente santé, malgré les craintes que sa maman exprime dès la deuxième échographie.

L échographe la rassure et lui demande pourquoi elle s in- quiète tant, il n y a rien à présager, tout va bien. Et puis vient la dernière échographie, le médecin se rend compte que le bébé est hypotrophe, (se dit d un fœtus accusant un retard de croissance et présentant un développement insuffisant). Il pense que cela pourrait être dû à du nanisme ou à la trisomie 21. Il faut absolument qu il en parle à l obstétricien.

Ce dernier envoie le jeune couple au pôle mère enfant de LIMOGES, voir une spécialiste, une pointure comme il l ap- pelle. Nous sommes le mercredi 25 juin et il faut attendre jusqu au mardi 1 juillet, date du rendez-vous. Quelle longue attente ! Il ne fallait rien laisser paraître car le fils aîné passe son BEPC.

Stéphane et Caroline rencontrent cette spécialiste qui refait une échographie et reprend les mesures. Elle déclare qu elle exclut totalement ces deux pathologies mais qu elle veut en parler avec ses confrères sans leur parler de son

diagnostic. Ils en viennent tous à la même conclusion : l hy- potrophie serait due à la qualité du placenta et à la tension trop élevée de la future maman.

Malgré leurs convictions, les futurs parents demandent une confirmation par amniocentèse, ce qu elle comprend. Stéphane et Caroline lui expliquent leur crainte et la théra- peute répond: si cela peut vous rassurer .

Elle appelle donc l hôpital pour que Caroline soit hospi- talisée le jour même afin de faire le traitement au celestene avant l examen. Il est trop tôt pour que le Bébé voit le jour. Un rendez-vous rapide a été pris pour l amniocentèse mais l examen n a pu se faire car le placenta se dégradait trop vite et il n y avait plus de liquide amniotique. La future ma- man reste là, sous monitoring et écho-doppler, pendant une semaine supplémentaire jusqu à ce que les résultats du dop- pler commencent à s inverser. En ce 9 juillet, Caroline entend encore le médecin lui dire, le matin du déclenchement de son accouchement, vous pouvez accoucher, de toute façon votre enfant n a pas la trisomie .

LE CHOIX DE FAIRE UN CARYOTYPE EST MAINTENU PAR LES PARENTS

L accouchement se passe bien, la petite respire toute seule, elle ne passe qu une nuit en couveuse, régule sa tem- pérature et son diabète dès le lendemain et boit son premier biberon.

Les parents rencontrent énormément de médecins qui leur disent que leur bébé est tonique, que tout va bien, elle

102 - DÉCEMBRE 2016