LE DOULOUREUX COMBAT DE L'ADJUDANT CHRISTOPHE QUIEVRE


 

REMISE DE DON A FAUQUEMBERGUES (62)
Le 23 Mars 2016

L'adjudant Christophe QUIEVRE est marié au gendarme Catherine KONOPACKI affectée à la brigade de proximité de LUMBRES (62). L'adjudant QUIEVRE est père de 5 enfants : Maëlle, 24 ans, Gabriel et Zoé, 19 ans, Thomas, 13 ans, et Evan, 8 ans.

Rapide flash-back

L'adjudant Christophe QUIEVRE est le né le 6 août 1970, à WATTRELOS (59).
Après une formation à l'école de gendarmerie de MONTLUÇON 1990/1991, le jeune gendarme commence sa carrière en Normandie et va gravir les échelons jusqu'au grade d'adjudant. En janvier 2013, l'adjudant QUIEVRE est victime d'un accident de la circulation routière sur le trajet domicile, lieu d'emploi. Suite à cet accident, le militaire bénéficie d'un arrêt de travail de 90 jours. Depuis décembre 2015, il est affecté à la brigade de gendarmerie de FAUQUEMBERGUES (62), le 5 décembre 2015.

Une cérémonie émouvante relatée par le Commandant de Région

La cérémonie de remise de chèque de l'association "Gendarmes de cœur" au profit de l'adjudant Christophe QUIEVRE, qui nous réunit aujourd'hui, nous permet de mettre en exergue, la volonté de ne jamais subir de la part de l'adjudant Christophe QUIEVRE et d'un autre côté,  la formidable implication et la générosité de cette association.

Mon adjudant, votre parcours professionnel commence avec votre entrée en école de gendarmerie de MONTLUÇON, le 4 septembre1990. A l'issue de votre scolarité, vous rejoignez la brigade de LONGUEVILLE SUR SCIE (76). Après huit ans au sein de cette unité, vous êtes affecté à la brigade de TOURCOING (59), le 16 mai 1999. Vous rejoignez la brigade de LA BASSEE (59), le 25 janvier 2002.
Nommé maréchal des logis-chef le 1er août 2006, vous êtes affecté au Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie de WIZERNES (62), le 16 octobre 2006.
Vous êtes promu au grade d'adjudant le 1er mars 2009.
Le 18 janvier 2013 vers sept heures, vous êtes victime d'un accident de la circulation routière sur le trajet domicile, lieu d'emploi.
Affecté au groupe de commandement de la compagnie de gendarmerie départementale de SAINT OMER (62), le 16 novembre 2013, vous rejoignez la brigade de gendarmerie de FAUQUEMBERGUES (62), le 5 décembre 2015.

Mon adjudant, cet accident de la circulation routière, dont vous êtes victime, est pour vous, une des trop nombreuses afflictions que la vie ne vous a pas épargnées.
Votre première épouse a été atteinte d'une maladie grave. Cette épreuve douloureuse et injuste aura raison de votre vie de couple.

Votre fille Maëlle, alors âgée de 21 ans, déclare une très grave maladie qui l'obligera à subir de nombreuses hospitalisations avec des traitements lourds stoppés en 2014 en raison d'une rémission.
 
Votre fils Gabriel est né avec un grave déficit et dès l'âge de 6 ans, se trouve placé en Institut Médico Éducatif.

Mon adjudant, ces accidents de la vie auraient mis à terre plus d'un homme et auraient détruit à jamais plus d'une famille.
Vous incarnez le courage face à l'adversité.
Votre volonté et votre rage de vaincre, traits de caractère qui sont particulièrement présents chez Maëlle et Gabriel, vous font faire face au destin et à ces terribles épreuves.
Vous courez en famille en entraînant avec vous Gabriel afin de faire connaître sa maladie auprès du plus grand nombre, et en particulier pour les familles partageant cette même épreuve.

Monsieur Michel SCAT, Président de l'association "Gendarmes de cœur" vous remet aujourd'hui, un chèque de 10 000 € afin que vous puissiez améliorer matériellement, la vie de Gabriel.
L'association "Gendarmes de cœur" œuvre quotidiennement pour venir en aide aux familles de gendarmes frappées par les accidents de la vie.
Je vous suis reconnaissant de votre engagement qui trouve ses racines dans la promesse faite jadis à votre père, de servir en gendarmerie. L'institution vous doit beaucoup pour l'aide et l'accompagnement qui caractérisent et définissent votre association.
En ma qualité de commandant de la région de gendarmerie Nord / Pas-de-Calais / Picardie, je connais votre présence auprès de nombreuses familles de militaires placés sous mon commandement.

Je tenais également à vous remercier pour votre présence, auprès de la famille de l'adjudant-chef Michel MORTREUX, de la brigade de GHYVELDE.

Soyez-en remercié.

Jacques HÉBRARD Général de Division et Commandant la Région de Gendarmerie du Nord-Pas-de-Calais et Gendarmerie Zone de Défense et Sécurité Nord

Remerciements

Monsieur Alain MEQUIGNON, maire de FAUQUEMBERGUES a généreusement mis à disposition la salle des fêtes de sa commune pour cette cérémonie et était des nôtre en cette occasion ainsi que la déléguée Nord/pas de Calais : Madame Marylin LEMAIRE et quelques adhérents de l'association. Nous adressons à tous nos plus vifs remerciements pour l'accueil chaleureux et la mobilisation de chacun pour aider l'association. 

Article et photos :
Chef d'escadron Frédéric EVRARD, Chef cabinet communication Région de gendarmerie Nord-Pas de Calais


Reportage photos

Photos Chef d'escadron Frédéric EVRARD, Chef cabinet communication Région de gendarmerie Nord-Pas de Calais

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Photos Laurence Scat

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S'il est un homme qui a dû se battre contre l'adversité, c'est bien l'adjudant Christophe QUIEVRE. La maladie et la malchance ont frappé sa famille bien plus que de raison tant et si bien qu'aujourd'hui encore, son quotidien est un combat.

Un début de carrière et premier combat

Christophe est entré en gendarmerie en 1991. Après un passage à l'école de gendarmerie de MONTLUCON, il a été affecté dans une brigade en Haute Normandie sur la compagnie de DIEPPE, la BTA LONGUEVILLE SUR CIE. Il y a exercé jusqu’en 1999. A cette époque, il était marié et papa de trois enfants Maelle, Gabriel et  Zoé. Son fils Gabriel est déficient mental depuis sa naissance.

Les ennuis continuent…

En 1999, l'épouse de Christophe déclare un cancer, un lymphome hodgkinien. Les deux années suivantes furent très difficiles, hospitalisations, chimiothérapies, radiothérapies... 
Malheureusement le couple n’a pas résisté à cette épreuve.

Changement de région et de vie

En 2000, L'Adjudant QUIEVRE a été affecté dans le Nord, à la brigade de TOURCOING puis à celle de LA BASSEE en février 2002.
Gabriel a été suivi et pris en charge très tôt par le CAMS de TOURCOING et depuis l’âge de 6 ans, il est à l'Institut Médico- Educatif "Le Recueil" à VILLENEUVE D’ASCQ, (59).
En 2002, Christophe rencontre celle qui deviendra sa seconde épouse, la Gendarme Catherine KONOPACKI,  qui exerce au sein de la même brigade que lui.
Ils se sont mariés et ont eu deux enfants, Thomas et Evan.
Dans le cadre de l’avancement, en octobre 2006, Christophe a choisi le PSIG de WIZERNES (62). Son épouse a été mutée à la BTA de TATINGHEM (62) afin que la famille puisse occuper un logement unique. Dans la même année, Maëlle, la fille aînée de Christophe, a choisi de venir habiter chez son père.  Bien qu'elle ait pu le voir à l'instar de ses frère et sœur, autant de fois que possible sans se limiter à un jugement de divorce! La vie se déroulait "normalement".

L'accident qui va une nouvelle fois bouleverser sa vie

Le 18 janvier 2013 à 7 heures 40, Christophe quitte son domicile à bord d’un véhicule de service pour rejoindre sa caserne au PSIG de WIZERNES. Il a neigé, les chaussées sont praticables à faible allure. A 7 heures 45, alors qu'il circule en ligne droite, le militaire est percuté de face par un véhicule qui arrive en sens inverse. Christophe se souvient de cet instant horrible où il voit cette masse de ferraille se diriger vers lui. Il a juste le temps de penser "Non, ça va passer". A ce souvenir, il  frissonne encore.
Sans pouvoir dire au bout de combien de temps, il se souvient se s'être retrouvé debout dans la neige, perdu ! Il est désorienté, et éprouve une très vive douleur dans le haut de la colonne vertébrale. Il se retourne et constate que son véhicule a été percuté. Sa seule pensée, en réalisant ce qui venait de se passer est pour sa femme et ses enfants. Il faut impérativement qu'il l'appelle en personne pour la rassurer.
Ensuite, les secours feront le reste, il est transporté à l’hôpital le plus proche à SAINT OMER (62). Après les examens préliminaires, il est placé dans une coquille, le verdict  tombe! Son état est grave : il présente des fractures au niveau des cervicales C5 et C6, une luxation cervicale assortie d'une entorse cervicale. Transporté d’urgence au CHR de LILLE, Christophe sera opéré par un neurochirurgien. Un disque intervertébral sera remplacé par une prothèse et une cage avec une plaque vissée sera posée. La luxation a été réduite par traction lors de l’opération.
Christophe a été hospitalisé durant cinq jours et a été mis en congé maladie durant quatre mois.

 

La Famille Gendarmerie a joué son rôle de soutien

Après l'accident, la "famille gendarmerie" a tout naturellement entouré et soutenu Christophe et les siens. Ses proches ont été aidés, épaulés durant son hospitalisation et sa convalescence. Il faut souligner la présence immédiate à leurs côtés du Capitaine Grégoire MICHEL, commandant, au moment des faits, la compagnie de gendarmerie de SAINT OMER ainsi que l’aide et le soutien des camarades du PSIG de WIZERNES, de la brigade de LUMBRES où est affecté Catherine, son épouse et particulièrement de l’Adjudant-chef Laurent POIRET (CBA LUMBRES).
Ce fut une rude épreuve pour ce militaire. Il venait de passer à côté du pire. Sa vie aurait pu s’interrompre le jour de cet accident. Il aurait pu devenir tétraplégique! Heureusement rien n'en fut.  Il ne le savait pas encore, mais d’autres défis l’attendaient !

Une reconstruction physique et mentale

Une reconstruction physique et mentale a été nécessaire pour Christophe qui a repris son activité au sein du PSIG de WIZERNES. Maintenant, il est en poste sédentaire strict depuis le mois de juin 2013.
Le 26 septembre 2013, le neurochirurgien militaire rencontré au VAL de GRACE rend sa décision,  Christophe perd les aptitudes PSIG mais plus encore les aptitudes de terrain. Il doit occuper un emploi sédentaire strict. Plus de terrain pour lui, l’homme physique, sportif, vivant au rythme des interventions et cherchant  l’adrénaline. C’est un choc terrible, même si ce ne fut pas une surprise totale! Sa nouvelle situation est très, très difficile à accepter même s'il ne cesse d'entendre qu'il a eu beaucoup de chance ce jour-là!!
S’agissant d’un accident en service, l’Institution Gendarmerie l'a maintenu dans ses fonctions et l’a affecté au secrétariat de la compagnie de SAINT OMER.  Il n'a jamais eu le temps d’y exercer !!

Un nouveau choc pour la famille QUIEVRE

Alors que pour Christophe, un gros travail d’acceptation avait été nécessaire, le 31 octobre 2013, tandis que ce dernier prenait les premiers contacts en vue de sa reprise de travail sur le lieu de sa nouvelle affectation, Catherine, son épouse, l’appelle en pleurs et lui annonce que sa fille va être hospitalisée d'urgence dans le service de cardiologie du Centre Hospitalier de  SAINT- OMER. La mère de famille avait accompagné Maelle (21 ans), chez un cardiologue suite à des essoufflements et des signes de fatigue.
Les quinze jours qui vont suivre seront interminables pour la famille QUIEVRE. Maelle va subir des examens sanguins, scanners, échographies, IRM… Toute une panoplie de tests inimaginables seront effectués un à un sans que les parents ne soient informés précisément sur l'état réel de leur fille. Au bout de quelques jours, le père de famille a eu l'intuition que sa fille s’engageait dans un combat difficile et en a eu confirmation peu de temps après. Une masse d’environ dix centimètres a été découverte dans le thorax de Maelle, entre les poumons. Elle souffre en plus d’une péricardite, inflammation de l’enveloppe du cœur. Elle est transférée dans le service de chirurgie thoracique au CHR de LILLE pour effectuer une biopsie de cette masse et d'autres examens.
Le résultat de la biopsie porte un coup très rude à Christophe, il est anéanti. Cette terrible nouvelle va  chambouler toute la famille.  C'est un cancer, un lymphome non hodgkinien diffus à grandes cellules.
Curieusement, c’est Maelle qui a soutenu toute la famille. Elle a décidé, après avoir encaissé la nouvelle, de se battre et d’affronter ce mal. Pour sa part, Christophe a été mis KO.
Mais c'était compter sans Catherine, une nouvelle fois, elle va l'épauler et l'aider à surmonter cette dure épreuve. Christophe a relevé le défi face au combat de sa fille. Il avait laissé des forces dans son accident de la route et il devait à nouveau se battre pour lui, pour eux.

 

Une équipe à toute épreuve

Maelle a été suivie à LILLE dans le service des maladies du sang de l’hôpital HURIEZ. A sa demande, une équipe a été formée pour l’entourer dès le début. Elle était composée de son petit ami Jonathan DARRAS, GAV au PSIG de BOULOGNE SUR MER, de Catherine et de Christophe. La famille avait fait le choix de ne jamais laisser Maelle seule. Ses proches lui ont demandé de se battre contre cette "saloperie", eux gèreraient le reste. "L'équipe" était présente à toutes les séances de chimio, examens, rendez-vous avec les médecins... Elle n’a jamais été isolée à la maison, ni dans les hôpitaux.
Ses partenaires ont dès le début comparé cet évènement à un combat de boxe. A chaque fois qu’il y avait une chimio, une ponction lombaire, un IRM... Maelle remettait les gants pour monter sur le ring et équipiers étaient présents pour la coacher.
Ensemble, ils sont allés choisir la prothèse capillaire de Maelle alors qu’elle venait de décider de se raser la tête avant que la chimio ne fasse son effet.
Quelle souffrance de voir son enfant allongé dans un lit, hospitalisé pour une chimiothérapie. Regarder le produit  s’écouler et pénétrer dans le corps par le pacs implanté dans le thorax. Attendre qu’il fasse son effet et voir le corps de son enfant changer au fils des mois. L’impuissance...
Maelle a terminé sa chimiothérapie en juillet 2014.

Un nouveau départ pour Maelle

Avant  de tomber malade, Maelle venait de décrocher un CDD à la chambre de commerce et d’industrie de SAINT OMER et s’apprêtait à signer un nouveau contrat pour la CCI de LILLE. Elle n’y est jamais allée !!
Elle se bagarre aujourd’hui pour revenir sur le marché du travail et dans la vie avec ce handicap qui est d’avoir démarré par un cancer.
Son petit ami a été d’une exemplarité à toute épreuve. Un homme extraordinaire qui a permis à Maelle de s’appuyer sur lui.
Tout ça est encore récent,  tous vivent maintenant avec le désir de ne plus passer par de telles épreuves et avec l’appréhension des examens et contrôles.
Maelle a créé une page Facebook relatant son combat contre sa maladie et le soutien apporté aux autres : Mayoufucklecancer. Elle a également apporté son témoignage pour aider d'autres malades à traverser cette épreuve (journaux locaux, radios, TV).

 

Le destin tragique de Gabriel

Gabriel, le fils de Christophe a aujourd’hui 17 ans.
Un petit retour dans le temps s'impose. les parents qui ont vécu cette situation comprendront. Quelle souffrance d’inscrire son fils de 6 ans en institut médico éducatif. L’avenir...
Depuis sa venue au monde, Gabriel a toujours eu un retard mental assez conséquent. Il  n‘a malheureusement jamais beaucoup évolué. Jusqu’à l'an dernier, il savait difficilement recopier les lettres et les chiffres. Il ne sait pas s’orienter dans le temps, n’a pas la notion des dangers. Il n’a pas de niveau scolaire. Au sein de l’institut médico éducatif, le travail était de le préparer à effectuer un petit travail manuel répétitif  pour qu’il puisse plus tard exercer un métier réservé aux adultes handicapés. Son père s'était fait à cette idée, pas d’autre choix de toute façon. Malheureusement, il n’en sera rien !
A compter de l’été 2012, les proches de Gabriel ont décelé chez lui des attitudes et réactions qui n’apparaissaient pas avant. (Perte d’équilibre, marche de travers, chutes). Ses parents ont fait faire des recherches, rien n’a été découvert à ce moment-là.
Par la suite, il a été pris en charge et suivi dans le service de neuro-pédiatrie, au centre national de référence des troubles du cervelet au CHR de LILLE et par le centre de référence des maladies rares de l’hôpital Calmette au CHR à LILLE.
Les parents de Gabriel ont appris en décembre 2014 que l'adolescent souffrait d’une atrophie cérébelleuse progressive. Actuellement, il est suivi pour une ataxie congénitale avec déficience intellectuelle et apparition d’une dégradation neurologique par majoration du syndrome cérébelleux et apparition d’une symptomatologie tétra pyramidale. 
D’autres troubles apparaissent, c'est-à-dire une dystrophie rétinienne, scoliose. A ce stade, une affection autosomique récessive (chromosome défaillant) de type colopathie ou une céroide lipofuscinose sont évoquées.
La confirmation qu’il s’agit d’une maladie génétique rare est annoncée aux parents. Cette affection devrait être nommée prochainement au retour d’examens effectués à l’hôpital NECKER.
Depuis l’été 2013, l'état de Gabriel s'est rapidement dégradé. Il ne sait plus se déplacer seul. Les petits déplacements dans la maison se font avec le soutien d’un adulte. Le reste du temps un fauteuil roulant est utilisé. Le jeune homme présente maintenant des problèmes d’élocution, de déglutition et a des tremblements importants au niveau des mains et des bras. Il se perd... Il se rend compte de son état, il râle mais garde le sourire.
Que dire....
Christophe ne sait pas comment analyser le déroulement de tout ça. Beaucoup de gens lui disent qu'il est suffisamment fort pour tenir et continuer.  C'est possible, mais il croit que l’esprit et le corps ont leurs limites. Il se bat pour ne pas sombrer. C’est un combat de chaque instant. Combat intérieur qui ne se voit pas.
Ce père de famille doit accompagner son fils vers on ne sait quoi, en tout cas rien de joyeux. L’évolution de la maladie de Gabriel va le ronger. Mais, même les genoux à terre il se relèvera car il se doit de porter son fils.
Lorsqu'il a perdu son affectation au PSIG, la famille a dû déménager au plus près de l’affectation de Catherine et ce en février 2014. Le 30 mars 2015, un nouveau déménagement est prévu car le handicap de Gabriel a progressé à une vitesse telle que le logement n’est plus adapté.

 

Pour sa part, à compter de juillet 2014, Christophe, a été placé en congé longe durée suite à son accident de la circulation, Il y est toujours...

Ne regardez pas une famille en détresse, en difficulté sans réagir. Même si c’est difficile manifestez vous. Un petit geste, un petit message, un courrier, un email, réseaux sociaux,  cela réchauffe le cœur et encourage à continuer...
J’ai une pensée pour celles et ceux qui comme nous sont dans la souffrance.  Accrochez vous, ne lâchez rien.
Merci à l’association gendarmes de cœur, à son président et à tous ceux qui la font vivre.
Pour celles et ceux qui souffrent. Pour celles et ceux qui vont souffrir, et oui triste réalité de la vie, soutenez  « gendarmes de cœur ».
Nous n’irons pas plus vite ensemble mais nous irons plus loin.
Soyez forts, soyez heureux.
Mes proches et moi continuons à nous battre.

Le message d'amour de Maelle pour son frère Gabriel

"Vous connaissez tous les supers héros, pour certains c'est Batman, pour d'autres c'est superman. Mon héros à moi ne ressemble à aucun d'entre eux. Il n'a pas de costume, pas de supers pouvoirs, il n'apparaît dans aucun Comics et peu de personnes le connaissent. Il est simplement lui-même, il rit beaucoup, me fait rire aussi, parfois parle beaucoup et d'autres fois moins. Il est jeune par son âge mais intemporel dans sa façon d'être. Il est beau aussi. C'est un garçon merveilleux. Mais voilà il est malade. Et lui n'a pas la chance que j'ai eue de pouvoir se battre contre le mal qui le ronge. Il subit. Il subit mais ne dit rien. A t'il conscience de ça? Peut-être. Peut-être pas. Mais pour moi c'est un exemple de courage quoiqu'on puisse dire. Il s'appelle Gabriel. C'est mon frère."

Article Adjudant Christophe QUIEVRE