L'acidurie glutarique de type 1

L'acidurie glutarique de type II est une anomalie héréditaire du métabolisme, secondaire à un déficit multiple en acyl CoA déshydrogénase (oxydation des acides gras). Elle peut se révéler à tout âge, même si la forme néonatale est la plus connue. Un diagnostic rapide et une mise en route d'un régime adapté peuvent maintenant faire espérer un meilleur pronostic.

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Le déficit en glutaryl-Coenzyme A (CoA) déshydrogénase est une maladie neurométabolique de transmission autosomique récessive, due à des mutations sur le gène codant pour la glutaryl-CoA déshydrogénase ; son incidence est estimée à 1/50.000 nouveau-nés caucasiens. Le gène est localisé sur le chromosome 19p13.2. La glutaryl-CoA déshydrogénase est une enzyme mitochondriale primordiale dans la voie catabolique commune aux acides aminés suivants : L-tryptophane, L-lysine et L-hydroxylysine ; elle catalyse la transformation du glutaryl-CoA en crotonyl-CoA. Sur le plan biochimique, cette pathologie est caractérisée par l'accumulation d'acides glutariques bicarboniques, d'acides 3-hydroxyglutariques et glutaconiques, et de glutaryl carnitine. Sur le plan clinique, elle est caractérisée par une neuropathie distincte, avec de façon exceptionnelle, une symptomatologie métabolique classique, comme l'hypoglycémie ou l'acidose. Au cours d'une période de vulnérabilité où le cerveau se développe, généralement entre l'âge de 6 et 12 mois, une encéphalopathie aiguë provoque des lésions striatales bilatérales par un mécanisme excitotoxique et provoque des mouvements anormaux graves, par exemple, une dyskinésie et une dystonie. La phase précédant l'encéphalopathie ne présente pas de particularités mais, le plus souvent, une macrocéphalie apparaît progressivement. Une analyse des acides organiques présents dans l'urine chez les patients suspects permet une détection précoce de la maladie ; sinon, une analyse de l'acylcarnitine sur des gouttes de sang néonatal peut être réalisée dans les programmes de dépistage néonatal. Après la détection présymptomatique, un traitement alimentaire adapté et un apport complémentaire en carnitine peuvent alors être prescrits de manière précoce, et les maladies intercurrentes traitées rapidement ; cela permet, comme démontré, d'empêcher les lésions neuronales aiguës chez la plupart des enfants atteints.
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*Auteurs : Dr S. Kölker et Pr G.F. Hoffmann (juin 2003).