A propos de Nolwenn

NOLWENN A GAGNÉ SA BATAIILE CONTRE LE CANCER

Nolwenn est née en mars 2001, dans le Centre de la France. Sa famille aspire depuis de nombreuses années à demeurer en Bretagne. Son papa obtient une mutation dans le Finistère, en février 2010. C'est le bonheur pour toute la famille, mais celui-ci sera de courte durée.

Une grippe qui ne guérit pas…

En février 2011, Nolwenn développe une forte fièvre. Étant en pleine période de grippe, le médecin généraliste local diagnostique cette maladie et prescrit un traitement. Malgré plusieurs visites chez ce praticien, il n'y a aucune amélioration. Au bout de trois semaines, alors que la fillette développe une fièvre plus importante, ses parents décident de la conduire, en plein week-end, à l'hôpital de QUIMPER qui acceptera difficilement de faire son admission.

Un "coup de massue" sur toute la famille

Nolwenn demeurera un mois dans cet hôpital et y " fêtera" ses 10 ans. La fièvre ne disparaissant pas, il lui sera prescrit plusieurs traitements antibiotiques, chacun se révélant sans effet. Face à des médecins fort réticents, ses parents devront se battre pour obtenir des examens tels que scanner, IRM, échographie ou biopsie de ganglions, ceux-ci enflant à vue d’œil et formant une grosse boule dans le cou de leur fillette. Un premier prélèvement va être analysé dans un laboratoire local qui décèlera une anomalie, sans pouvoir établir de diagnostic précis. Un second prélèvement sera expédié dans un autre laboratoire qui découvrira la véritable maladie de Nolwenn. A partir de cet instant, le terrible diagnostic sera révélé. Il s'agit d'un lymphome anaplasique, ou plus précisément le cancer des ganglions lymphatiques. Cette effrayante nouvelle tombera comme un « coup de massue » sur toute la famille, et en particulier sur la petite Nolwenn, le mot "cancer" étant souvent associé à la mort. Il faudra à tous se ressaisir afin de trouver l'espoir et la force de combattre.

Transfert vers l'hôpital de BREST

Le 1er avril 2011, Nolwenn sera transférée dans un service spécialisé de l'hôpital MORVAN à BREST. Là, elle y subira de nombreux examens et opérations. Ne supportant pas d'appareillage sur le torse, une chambre implantable, qu'elle porte encore aujourd'hui, sera mise en place sur le plexus de la fillette. Ce système sera nécessaire pour les prélèvements ainsi que pour l'injection de divers produits, tels que la chimiothérapie.

Découragement, souffrance, désarroi et révolte

Jusqu'en août 2011, un rythme drastique sera imposé à Nolwenn. Elle devra alterner une semaine à l'hôpital et deux semaines à la maison. Malheureusement, son état de santé étant assez mauvais, elle passera plus de temps dans sa chambre au centre hospitalier qu'à la maison. Sa vie se limitera à des phases de  profonds sommeils succédant à des phases de vomissements allant jusqu'à 70 renvois par jour. Ce rythme de vie infernal perdurera à l'hôpital avec, en plus, des épisodes de profond désarroi et de grandes révoltes. Ainsi il arrivera à Nolwenn, bien qu'ayant généralement un tempérament de « battante », de vouloir laisser tomber son combat et de se révolter. Cela se traduira par des refus de se nourrir et de prendre ses traitements, des pleurs, des cris et des crises d'hystérie au point de ne plus reconnaitre ni le personnel soignant, ni sa famille. Ainsi, il lui arrivera, par exemple, d'injurier toutes ces personnes, d'arracher ses tubulures et de vouloir s'enfuir de l'établissement hospitalier.

Début de rémission et récidive

En septembre 2011, Nolwenn sera déclarée "en état de rémission", mais en octobre de la même année, sous l'aisselle de la fillette, un "vilain bouton" va apparaître et s'agrandir de façon inquiétante en quelques jours. Les parents emmèneront à nouveau leur fille à l'hôpital MORVAN à BREST et demanderont une biopsie. Celle-ci, ainsi que divers autres examens, tels que ponctions lombaires sans anesthésie, révéleront une récidive de la maladie, avec contamination de la moelle osseuse. Un nouveau traitement sera mis en place sur une période de 2 ans. Une injection de chimiothérapie, pendant une journée, chaque semaine, sera préconisé. Le seul résultat positif aurait été qu'elle ne perde pas ses cheveux, comme lors du premier traitement. Nolwenn a donc débuté ce protocole mais, à Noël 2011, elle récidive une nouvelle fois avec un état fiévreux.
Son état de santé s'est détérioré, le liquide céphalorachidien est maintenant atteint. Le spécialiste sera très alarmant, la considérant comme condamnée. La seule possibilité, sans certitude de réussite, serait une greffe de moelle osseuse.

Encore un anniversaire passé à l'hôpital

Un donneur vivant est recherché pour Nolwenn, sans succès malheureusement, les membres de la famille étant incompatibles. L'équipe médicale a opté pour un ou plusieurs donneurs de sang intra-placentaire provenant de deux cordons ombilicaux. Ainsi, en mars 2012, à la suite d'un traitement de chimiothérapie visant à mettre la fillette "au plus bas", celle-ci sera transférée à l'hôpital Sud de RENNES et sa greffe aura lieu le 13 mars 2012. Cette demoiselle sera placée en chambre stérile pendant deux mois où, elle y "fêtera" ses 11 ans cinq jours après la greffe.

Une nette amélioration de l'état de santé de Nolwenn

Un peu pus d'un an après, force est de constater que cette opération a réussi. En septembre 2012, l'état de santé de Nolwenn ayant progressé très positivement, elle a repris l'école, à son rythme, en classe de 6ème, au collège Notre Dame des Portes à CHATEAUNEUF DU FAOU. Elle a terminé son année scolaire en travaillant à temps plein, et a été admise en classe de 5ème, avec une moyenne générale de 16,16/20.

La vie reprend son cours

Avant sa maladie, Nolwenn pratiquait le judo, en compétition. Contrainte de stopper cette activité, elle s'est investie dans un cercle celtique de danse traditionnelle. Avec l'amélioration constante de son état de santé, elle pense opter pour une autre activité, à déterminer par elle.

Une famille unie pour soutenir Nolwenn

Tout au long de sa maladie, Nolwenn a étonné, tant ses proches que le corps médical, par sa maturité, sa bonne constitution, son mental d'acier, même en dépit de ses excès de révolte. Elle a été soutenue par sa famille, ses copains et copines de classe et diverses associations, dont une qui s'est créée localement, à son nom. Ainsi, l'une d'elles lui a offert un chiot qui a été et est encore un grand réconfort pour elle. Les parents auront été soutenus par leurs collègues de travail respectifs, ainsi que par leurs hiérarchies respectives qui ont su leur montrer de grandes preuves de souplesse et d'humanité.
Lors de ses périodes d'hospitalisation, Nolwenn aura sans cesse été soutenue, épaulée par la présence constante des siens, Hélène, sa maman, son papa, Patrick, sa sœur, Morgane, sa grand-mère, Françoise et son grand-père, Gérard.
Ainsi, sa maman, Hélène, âgée de 41 ans, a renoncé à son travail, afin de lui apporter toute sa disponibilité, faisant fi des ennuis financiers découlant de cette décision.

Un malheur n'arrive jamais seul

Cette maman formidable en subit aujourd'hui les conséquences. Avant la maladie de sa fille, les médecins lui ont diagnostiqué la maladie de Crohn ce qui implique d'éviter toute contrariété. Les deux années passées n'ont pas arrangé son état de santé et elle a dernièrement été proche d'une opération visant à porter une poche à vie. Cette maladie est incurable et peut à n'importe quel moment se transformer en cancer, elle est actuellement suivie par un spécialiste qui lui a prescrit un traitement à base de corticoïdes, afin de mettre en place un traitement de fond. Pour toute la famille le combat continue. Cependant, cette famille n'oublie pas la chance d'avoir un de leur membre en voie de guérison, même si le chemin est encore long, et n'oublie pas les enfants et familles qui n'ont pas eu cette chance.

Qu'est ce que la maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du système digestif, qui évolue par poussées (ou crises). Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

En cas de maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent, elle s’installe à la jonction de l’intestin grêle et du côlon (gros intestin)