Dernières Nouvelles

Le 28 Juillet 2016

QUELQUES NOUVELLES DU JEUNE ALOYS MERLY

Le jeune Aloys MERLY est ce garçonnet, alors âgé de huit ans, qui avait fait une terrible chute de cinq étages avant d'impacter le sol d'une cour d'immeuble en décembre 2013. Evacué vers l'hôpital NECKER, le jeune garçon avait été plongé dans un coma artificiel durant dix jours tant ses blessures étaient graves. De lourdes séquelles dues aux lésions neurologiques subies handicapaient considérablement Aloys, mais c'était sans compter sur sa combativité et sa volonté de s'en sortir.

Aloys progresse doucement depuis son accident

Aloys a maintenant dix ans. En septembre 2014, il avait repris sa rééducation aux hôpitaux de Saint-Maurice où il passait toute la semaine dans le cadre d'un programme intensif visant à lui faire récupérer un maximum d'autonomie motrice au travers des séances de kiné, d'ergothérapie et d'orthophonie.
Cette année a été bénéfique et lui a permis de progresser encore et de confirmer les avancées déjà enregistrées.
Elle s'est achevée par une ascension dans le massif du BEAUFORTAIN réalisée à l'initiative des gendarmes D'ALBERVILLE (73) (précédente affectation du papa), en joelette, ce dispositif ingénieux permettant de transporter des personnes à mobilité réduite sur des chemins et pentes escarpés. Ce fut une séquence intense et très marquante pour tout le monde. Un magnifique souvenir aussi, porteur d'une grande symbolique.
Au cours de l'été 2015, il a de nouveau pu partir au Pays Basque en famille et s'est partagé entre l'IEM qui l'avait déjà pris en charge en juillet 2014 pour poursuivre sa rééducation, et la maison de ses grands-parents en août ; maison qui a subi de vrais transformations pour faciliter notamment le passage du fauteuil, la douche...etc

Une scolarité adaptée a été choisie pour Aloys

Il a été décidé qu'Aloys reprendrait une scolarité adaptée tout en poursuivant sa rééducation motrice. Après quelques péripéties, c'est l'IEM Notre-Dame de Neuilly qui l'a accueilli pour la rentrée scolaire de septembre 2015. Outre le fait qu'il est situé à un quart d'heure du domicile familial, l'établissement présentait toutes les garanties que pouvaient souhaiter les parents en termes de fonctionnement, de compétence du personnel médical comme d'infrastructures. Sous le régime du pensionnat, il part à l'IEM le lundi matin et rentre le vendredi après-midi. Son emploi du temps est dense. En plus des traditionnelles séances de kiné, ergothérapie et orthophonie, Aloys a repris une scolarité dans une classe à petits effectifs (5/6 élèves) où il dispose d'un poste de travail adapté. Il réapprend à lire, à écrire et à compter avec les moyens qui sont les siens aujourd'hui.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est très heureux dans ce nouvel environnement où il est particulièrement bien pris en charge.
Evidemment, les progrès ne sont pas fulgurants et aussi rapides que pourraient l'espérer les parents et les proches mais l'essentiel aujourd'hui, c'est qu'il se sente bien, entouré et aimé.
Aloys devrait rester encore une année dans cette classe d'adaptation avant qu'il rejoigne une classe de niveau, peut-être en septembre 2017.

Le chemin de la guérison est encore long

Pour la première fois depuis l'accident, il va profiter de presque deux mois de vacances cet été, en famille, sans obligation de poursuivre ses séances de rééducation dans un centre dédié.
Aujourd'hui, Aloys est toujours en fauteuil, incapable de marcher (ses membres bougent mais leur coordination fait défaut et son tronc manque de tonicité). Le côté gauche est moins mobile que le droit (il ne contrôle pas correctement le bras gauche).
Il tente donc de compenser avec le bras droit pour essayer d'écrire, de dessiner en s'appliquant et bien sûr de tenir sa fourchette.
Il est toujours aussi friand de jeux de cartes et de société, communique bien même si son élocution est assez lente et sa capacité de concentration limitée.
L'épreuve, si elle continue d'impacter largement la vie familiale, l'organisation, les perspectives ne l'empêche pas d'avancer et a contribué notamment à resserrer les liens de la fratrie. Aloys bénéficie d'un régime de faveur grâce à l'affection de ses deux frères de 14 et 13 ans et de sa petite sœur de 5 ans, dont il est très proche.
Les perspectives d'amélioration restent floues mais un élément essentiel ne manque pas à Aloys : la volonté et l'envie de progresser, ce que ne cesse pas de souligner son kiné.
Les conditions sont donc réunies pour qu'il nous surprenne encore et qu'il fasse, à son rythme, le bout de chemin qu'il reste à parcourir.

Article Chef d'Escadron Sylvain MERLY