A propos d'Alexis

UNE FAMILLE PLUS FORTE QUE LE DESTIN…

L'Adjudant MARTIN Patrick, est affecté à l’escadron mobile de ROANNE (42300) en novembre 1994.  C'est là qu'il rencontre sa future épouse et sa fille, Océane âgée de 2 ans, en avril 1998 lors du mariage de son meilleur ami dont ils sont tous deux témoins. Vrai coup de foudre, ils se marient le 21 novembre 1998. Papa poule et souhaitant fonder une grande famille, il demande à changer d’affectation et intègre l’I.R.C.G.N. au C.T.G.N. en mars 1999. Arrive alors, son premier fils, Alexis, le 07 avril 2001, au grand bonheur de ses parents et de sa grande sœur Océane alors âgée de 5 ans. En 2002, Océane étant en âge de se prononcer et de comprendre, Patrick l’adopte. La famille tant désirée prend forme. Le bonheur leur sourit.

Les premiers ennuis commencent…

Les premières épreuves ne tardent cependant pas à arriver. Océane marche très souvent sur la pointe des pieds. Ses parents prennent tout d’abord cette habitude pour un jeu mais lors des séances de sports de l’école et du mercredi en gymnastique, où elle est spécialement douée à la poutre, son professeur leur annonce qu’elle ne prendra plus Océane dans son cour. Cette anomalie lui semble trop dangereuse.

Durant plusieurs années, différents médecins lui prescrivent des semelles correctrices ainsi que des séances de kinésithérapie. D’autres diagnostiquent une différence de taille dans ces 2 jambes et programment des opérations répétitives annuellement que nous refusons. C’est un kinésithérapeute, M. GENET Marc qui nous envoie rencontrer un chirurgien de l’hôpital TROUSSEAU, le Docteur MADHI afin de trouver le véritable problème entrainant ce comportement chez notre fille.

En 2005, Les différents colloques des chirurgiens de cet hôpital finissent par déceler une tumeur de 7 cm dans la cuisse de leur fille. En même temps, Patrick apprend que son père adoptif est atteint de son premier cancer et que sa mère doit subir une opération du cœur. Il est alors obligé de quitter l’I.R.C.G.N. ne pouvant plus fournir le même travail et intègre, en juin 2005, le S.D.M.L.

Sa fille Océane subit dans le même temps une double opération qui consiste à lui retirer la tumeur et à rallonger son tendon d’Achille complètement atrophié par la tumeur et qui entraine cette démarche particulière.

La famille s'agrandit mais les ennuis continuent…

Deux ans plus tard, le 03 janvier 2007, arrive leur dernier fils Mathis. La famille dont Patrick a toujours rêvé est enfin construite. Le bonheur se réinstalle jusqu’en juin 2009.

Président du Comité des Fêtes du Fort de Rosny, alors qu'il organise la kermesse du fort, le samedi 30 mai 2009,  Son épouse atteinte de vertiges, se rend seule chez le médecin. Elle fait alors un AVC dans son cabinet. Envoyée en urgence dans un hôpital spécialisé dans les accidents vasculaires cérébraux, Patrick ne pourra lui rendre visite que le lundi suivant. Après deux semaines d’hospitalisation, elle se remettra de cette attaque, sans séquelle, au bout de trois longues années d’arrêt complet. Son moral et sa joie de vivre par contre ne sont plus du tous les mêmes, malgré ses efforts.

Quand le sort s'acharne sur une famille…

En juin 2011, invité au baptême d’une de mes nièces, nous passons le week-end en montagne  (Haute-Savoie).  Mathis, âgé alors de 4 ans, jouant avec ses cousins, fait une chute de trois mètres de haut dans le vide. Amené aux urgences de l’hôpital d’ANNEMASSE, après une série d’examens, les médecins nous annoncent que nous avons 3 heures pour lui dire au revoir. Dans l’optique d’une infime dernière chance, nous demandons son transfert dans le plus grand hôpital de neurochirurgie pour enfants de GENEVE. Victime d’un double traumatisme intra et extra crânien, il restera en soin intensif une semaine en Suisse. Il sort de l’hôpital, sans séquelle le jour de la fête des pères. Au bout de six mois de surveillance intensive à l’hôpital Trousseau, sans le moindre choc à la tête autorisé, il est sauvé. Les parents soufflent enfin.

Une nouvelle très difficile à encaisser

Début 2012, son frère Alexis, alors âgé de 11 ans, se plaint de démangeaisons principalement sur les jambes. Devenues de plus en plus insupportables, il finit par se gratter à sang toutes les nuits. Nous l’amenons consulter une dermatologue qui ne trouve rien d’anormal mais qui lui prescrit une prise de sang.

Au résultat de cette analyse, le médecin nous envoie d’urgence à l’hôpital Trousseau. Le chef du service hématologie, le Docteur FASOLA Sylvie lui diagnostique la maladie de Hodgkin, en stade 4, stade final de la maladie, un cancer des ganglions, le 1er février, jour d’anniversaire de sa grande sœur. Ses poumons sont tous deux atteints par des métastases.

La nouvelle est très difficile à encaisser pour toute la famille, en particulier pour sa grande sœur (16 ans). Après une double biopsie, osseuse et ganglionnaire, Alexis suit une lourde chimiothérapie de 6 mois. Sa mère est une nouvelle fois obligée d’arrêter sa vie professionnelle afin de garder son fils à domicile. La perte des cheveux d’Alexis après seulement une semaine de chimio sera l’un des moments des plus difficiles à vivre pour toute sa famille.

Fin Aout, son hématologue est heureuse d'annoncer à ses parents sa rémission. Alexis a réussi malgré toutes les absences et épreuves subies, en continuant à travailler d’arrachepied sa scolarité, à acquérir les connaissances nécessaires à un passage en 6ème. La famille tient toujours debout, reste toujours aussi unie malgré les épreuves. Sa maman reprend ses activités professionnelles début septembre.

Commence alors la ronde des contrôles mensuels, puis trimestriels. Des premiers doutes apparaissent dès décembre. Au mois de mai 2013, force est de constater le retour des ganglions. Le scanner du mois de juillet montre une augmentation progressive de leurs tailles.

La famille est toutefois autorisée à partir en vacances pour le Portugal. Il est nécessaire qu’Alexis garde le moral. C’est primordial pour espérer une guérison. Ils partent avec leur voiture remise à neuf la veille (saccagée courant  juillet), peinture et carrosserie. Quatre jours après leur arrivée, une voiture leur refait tout le côté droit avec délit de fuite. De retour en France, c’est l’embrayage qui casse, la voiture n’a que quatre ans. Soucis supplémentaires dont Patrick et sa famille se seraient bien passés.

Le pire arrive!

Le pire arrive, les inquiétudes du couple sont confirmées le 20 septembre. La scintigraphie d’Alexis est formelle, son cancer est de retour, au bout d’une petite année seulement de rémission (en réalité quelques petits mois). Cette fois-ci, même s'ils s'en doutaient, la nouvelle est encore bien plus dure à accepter, surtout pour les enfants. Ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi le sort s’acharne autant sur leur frère, pourquoi les parents leur annoncent qu’il est guéri et que la maladie revient si vite… Psychologiquement, ils sont tous les trois, bien plus affectés que la première fois, sans parler des parents qui sont obligés de faire bonne figure et de gérer au mieux les crises de déprimes de chacun.

Alexis a de nouveau plusieurs lymphomes, dont le plus gros et le plus réactif est situé près du cœur, derrière les poumons. Il doit subir, dans les prochains jours, une lourde opération afin d’obtenir une biopsie de ce lymphome principal. Après son analyse, les médecins mettront en place un nouveau protocole de chimiothérapie. Enfin, il subira, cette fois-ci, un traitement de radiothérapie d’environ un mois, inévitable étant donné qu’il s’agit d’une récidive. Sa mère doit, une nouvelle fois stopper sa carrière professionnelle.

Les remerciements de Patrick

Je ne sais pas si notre famille réussira à survivre face à tant d’épreuves, surtout lorsque le sort s’acharne sur les enfants. Mais, ce dont je suis sûr, c’est que sans le soutient de notre famille, très éloignée malheureusement, de nos amis, de l’école d’Alexis et des associations qui nous aident, nous soutiennent et qui aident notre fils au quotidien, à l’hôpital, qui font un travail formidable et essentiel, nous serions en morceaux depuis longtemps déjà.

La maladie d’un enfant est un combat au quotidien. Chaque jour, chaque instant, il faut combattre la maladie. Mais surtout, il faut gérer le moral de chaque membre de cette famille, parents, frères et sœurs.

Merci beaucoup pour votre soutient et surtout votre présence.

                                                                                             Le Papa d’Alexis.